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MONDE ARABE : LES MONARCHIES ONT CONTAMINE LES REPUBLIQUES

MONDE ARABE : LES MONARCHIES ONT CONTAMINE LES   REPUBLIQUES

 

    Dans le paysage que nous arpentons dans le monde arabe, essentiellement, il n’y a pas que le nationalisme prévalant du Golfe à l’Océan. La dépendance pétrolière aidant, la modernité en vogue a aussi vu l’ascension au premier plan de monarchies arabes.

Dans le cas de l’Arabie Saoudite par exemple, l’émergence du wahhabisme, cette minuscule dissidence sectaire de l’Islam, fut contemporaine d’ébranlements démocratiques européens depuis fin XVIIIe    et début du XIXe parallèlement àla Révolutionet au Premier Empire.

Donc, nous pouvons constater l’existence des royaumes d’ancien régime au cœur de cette modernité arabe : des monarchies de droit divin, relevant d’une très longue durée avec le titre de commandeur des croyants ; des familles royales gardiennes des lieux saints ; une monarchie  Hachémite en Jordanie vivant depuis longtemps dans un grand écart se situant entre un type de modernité à l’occidentale et une domination à l’orientale.

Or, leurs peuples ont commencé à se mettre sûrement et fermement en marche. L’exemple des manifestations monstres réprimées au Bahreïn avec l’appui consistant et inconditionnel de l’Arabie Saoudite, dans l’indifférence déconcertante des capitales occidentales, est on ne peut plus  significatif. Mais tout le monde sent qu’en Arabie Saoudite, en Jordanie, au Maroc,  un bouillonnement de soulèvements sinon de profondes révolutions volcaniques, est en train de germer sous terre.

 

Les sursauts et les soubresauts ayant éclaté en Tunisie, en Egypte, au Yémen, et en Syrie par contre, se heurtent directement à des considérations économiques dictées ouvertement par des intérêts stratégiques de l’Occident.

Toutefois si les dictatures modernes ne s’écroulent pas facilement comme des châteaux de cartes, on peut expliquer ce phénomène avec aisance par la complaisance des dirigeants et par une certaine insouciance pour ne pas parler d’indifférence des opinions souvent amadouées, canalisées, au moyen d’approches et de gestion des plus raffinées auxquelles sont fortement rompus les pouvoirs plombés en place depuis  de longues dates : ces dictatures modernes tiennent toujours bon, contrairement aux dictatures républicaines aux paysages  lamentablement vétustes.

 

En prévision des risques qui menacent irrémédiablement les dictatures républicaines du fait que le plus souvent elles ne sont pas le fruit et l’aboutissement d’un processus électoral légal, d’où le recours précipité  à une sorte de  « dynastisation du pouvoir », au profit de l’un de leurs fils ou de l’un de leurs proches. C’est là une façon de garder indéfiniment le pouvoir entre les membres de familles, convaincues ainsi qu’il n’y a personne,  parmi tout le peuple qui jouisse du profil de dirigeant «  souhaité » !

 

Il en va de même pour la gestion des conflits par les dictatures républicaines, qui fonctionne de sorte de faire durer et perdurer au maximum la longévité d’une crise interne ou avec d’autres Etats ; ce qui garantit une mobilisation du peuple autour de la personne du dictateur.

Concernant la solution de la question palestinienne, c’est l’aubaine des siècles,  pour cette fois, tous les dirigeants arabes monarques et républicains. Sur le fond de cette question  de l’Oumma tous les régimes arabes, sans exception, sont atteints du même syndrome : la personnification de la question, ce qui est de nature à leur assurer un répit social et populaire de durée illimitée. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 23 octobre, 2012
A 12:51
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MONDE ARABE : LES MONARCHIES ONT CONTAMINE LES REPUBLIQUES

MONDE ARABE : LES MONARCHIES ONT CONTAMINE LES   REPUBLIQUES

 

    Dans le paysage que nous arpentons dans le monde arabe, essentiellement, il n’y a pas que le nationalisme prévalant du Golfe à l’Océan. La dépendance pétrolière aidant, la modernité en vogue a aussi vu l’ascension au premier plan de monarchies arabes.

Dans le cas de l’Arabie Saoudite par exemple, l’émergence du wahhabisme, cette minuscule dissidence sectaire de l’Islam, fut contemporaine d’ébranlements démocratiques européens depuis fin XVIIIe    et début du XIXe parallèlement àla Révolutionet au Premier Empire.

Donc, nous pouvons constater l’existence des royaumes d’ancien régime au cœur de cette modernité arabe : des monarchies de droit divin, relevant d’une très longue durée avec le titre de commandeur des croyants ; des familles royales gardiennes des lieux saints ; une monarchie  Hachémite en Jordanie vivant depuis longtemps dans un grand écart se situant entre un type de modernité à l’occidentale et une domination à l’orientale.

Or, leurs peuples ont commencé à se mettre sûrement et fermement en marche. L’exemple des manifestations monstres réprimées au Bahreïn avec l’appui consistant et inconditionnel de l’Arabie Saoudite, dans l’indifférence déconcertante des capitales occidentales, est on ne peut plus  significatif. Mais tout le monde sent qu’en Arabie Saoudite, en Jordanie, au Maroc,  un bouillonnement de soulèvements sinon de profondes révolutions volcaniques, est en train de germer sous terre.

 

Les sursauts et les soubresauts ayant éclaté en Tunisie, en Egypte, au Yémen, et en Syrie par contre, se heurtent directement à des considérations économiques dictées ouvertement par des intérêts stratégiques de l’Occident.

Toutefois si les dictatures modernes ne s’écroulent pas facilement comme des châteaux de cartes, on peut expliquer ce phénomène avec aisance par la complaisance des dirigeants et par une certaine insouciance pour ne pas parler d’indifférence des opinions souvent amadouées, canalisées, au moyen d’approches et de gestion des plus raffinées auxquelles sont fortement rompus les pouvoirs plombés en place depuis  de longues dates : ces dictatures modernes tiennent toujours bon, contrairement aux dictatures républicaines aux paysages  lamentablement vétustes.

 

En prévision des risques qui menacent irrémédiablement les dictatures républicaines du fait que le plus souvent elles ne sont pas le fruit et l’aboutissement d’un processus électoral légal, d’où le recours précipité  à une sorte de  « dynastisation du pouvoir », au profit de l’un de leurs fils ou de l’un de leurs proches. C’est là une façon de garder indéfiniment le pouvoir entre les membres de familles, convaincues ainsi qu’il n’y a personne,  parmi tout le peuple qui jouisse du profil de dirigeant «  souhaité » !

 

Il en va de même pour la gestion des conflits par les dictatures républicaines, qui fonctionne de sorte de faire durer et perdurer au maximum la longévité d’une crise interne ou avec d’autres Etats ; ce qui garantit une mobilisation du peuple autour de la personne du dictateur.

Concernant la solution de la question palestinienne, c’est l’aubaine des siècles,  pour cette fois, tous les dirigeants arabes monarques et républicains. Sur le fond de cette question  de l’Oumma tous les régimes arabes, sans exception, sont atteints du même syndrome : la personnification de la question, ce qui est de nature à leur assurer un répit social et populaire de durée illimitée. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le
A 12:49
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CHRONIQUE D’UN OBSERVATEUR INCORRIGIBLE !

                   CHRONIQUE D’UN OBSERVATEUR INCORRIGIBLE !

 

     Déjà l’adjectif « incorrigible » m’interpelle souvent, surtout lorsqu’il fait figure de trait distinctif et/ou de signe discriminatoire comme diraient les linguistes en parlant de signes de sémantique à la saussurienne.

 

Bref, comment justifier l’emploi de l’adjectif « incorrigible » au lieu de  « incorrigeable », sinon en  s’appuyant sur le fait qu’il s’agit de la racine d’un verbe  du premier groupe, en l’occurrence, corriger. Auquel cas, je devrais, pour en avoir la conscience nette, considérer que « incorrigible » s’emploie lorsqu’il s’agit d’un inanimé, et que « incorrigeable » s’emploie lorsqu’il s’agit d’un animé, ou plus exactement d’un être humain. Mais que dire d’un caractère qui se refuse à subir une correction lui évitant des incartades : incorrigible ou incorrigeable ?

 

Laissons de côté cet exercice grammatical, sachant qu’en tant qu’usager assidu du français, je me permets de revendiquer le droit de jongler avec cette belle dame qui n’est autre que la langue française, dans tous ses états, d’autant qu’au Congo Kinshasa s’est tenu dernièrement une conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements partageant l’utilisation de la langue française.

 

Quand on sait que le président de l’Etat français, F.Hollande, s’est rudement dépensé pour inciter et convaincre les représentants des Etats africains à se solidariser en joignant l’acte à la parole, pour soutenir et se solidariser avec les frères du Mali, face aux événements douloureux et pénibles qui  secouent actuellement ce pauvre pays de la région saharosahélienne, on ne peut que comprendre que la philosophie dela Francophonieest loin d’être une simple question de partage de la langue française dans ses différents registres.

 

Mais comme il est difficile de comprendre l’équation qui chatouille l’orgueil et l’amour propre des amis africains de l’hexagone qui se voient, du jour au lendemain, accéder au rang  de défenseurs inconditionnels et dévoués du français et dela France !

 

Car en effet, ce qui caractérise la situation dans la majorité des pays africains, ce sont bien la famine, la pauvreté, la précarité, les maladies, l’insécurité et l’instabilité. Ne sont ce pas eux qui ont plutôt le plus besoin d’aide et de secours, en premier, de l’ancienne puissance coloniale qui n’avait pas hésité un instant, et qui n’hésite pas non plus aujourd’hui, à convoiter ouvertement  leurs richesses souterraines fabuleuses?

 

Par contre, il ne serait pas impossible de comprendre les enjeux des uns et des autres pour lesquels sont mobilisés des groupes de brigands, de contrebandiers, et d’éléments  lourdement armés qui contrôlent toute la région du Sahel, dela Somalieà l’Ouest du Sahara, et par la même occasion terrorisent les populations en expropriant leurs biens, leurs troupeaux, entre autres.

 

En attendant des jours meilleurs, les observateurs internationaux se demandent avec insistance quelles sont les  raisons objectives qui justifieraient, un tant soit peu, le silence ou l’indifférence, non innocents d’ailleurs, des chancelleries occidentales, face à ce qui se passe au Nord du Mali, au Niger, au sud de l’Algérie.

 

Les mêmes observateurs n’hésitent pas à citer le cas du Tchad qui était pendant des années en proie à des attaques répétées et parfois à des invasions perpétrées par des groupes surarmés venant de l’Est. L’aviation française, ne les a guère ménagés, puisqu’elle a définitivement écrasé et exterminé ces groupes « ennemis » qui menaçaient constamment la sécurité du Tchad et celle des Tchadiens, et de toute évidence,  les intérêts  stratégiques dela France !

 

Incorrigible, ou incorrigeable, ou récidiviste, je ne tairai jamais la vérité, ou ce qui me paraît plausible, compte tenu des informations que je collecte lors de mes laborieuses lectures, et/ou de mes investigations. Je récuserai, avec grand acharnement, toute allégation démagogique, d’où qu’elle provienne, parce que les propagandistes politiques camouflent, dénaturent, falsifient  la vérité, les vérités.

 

Je suis fils du peuple, et je travaille pour tenter de dénoncer puis de corriger les informations incorrigibles et incorrigeables. Mais cela étant affirmé avec une profonde conviction, je suis fier de faire partie des récidivistes incorrigibles et aussi incorrigeables Je le jure !/.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 20 octobre, 2012
A 13:21
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ENTRE TOTALITARISMES INHUMAINS ET NATIONALISMES DEMAGOGIQUES…?!

 

 

ENTRE TOTALITARISMES INHUMAINS ET NATIONALISMES DEMAGOGIQUES… ?!

 

    En Europe, on regarde d’ordinaire cette histoire au travers du prisme algérien. Mais il ne faut pas oublier le lien historique entre le mouvement nationaliste algérien et l’Egypte. Et combien,  de plus, l’Algérie et l’Egypte sont, entre le Maghreb et le Machrek, les deux poumons démographiques du monde arabe.

 

Au-delà des spécificités nationales, il y a bien une histoire commune, celle du nationalisme arabe laïciste inspiré des nationalismes et républicanismes européens, dont le parti Baas créé en Syrie en fut le noyau originel, qui plus est panarabe.

 

Est-ce que l’événement révolutionnaire du « 89 arabe »  ne serait pas tout  simplement la sanction de l’épuisement de ce nationalisme arabe qui a si profondément trahi ses promesses ? Peu ou prou, Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Kadhafi en Libye, Saleh au Yémen,  en sont issus, tout comme El-Assad  en Syrie et le défunt Saddam Hussein en Irak, lequel, hélas, n’a pas été renversé par son peuple, mais par une intervention étrangère.

 

Or le visage que révèle, dans sa déconfiture, ce courant politique, c’est celui d’une immense imposture, faite  d‘enrichissements stupéfiants, de privatisations oligarchiques, de pratiques mafieuses, de terreurs  policières.

Comment expliquer alors que ce nationalisme arabe qui fut porteur de tant d’idéaux de modernité, d’égalité, de laïcité, etc.…, finisse si lamentablement ?

 

Pour être juste, tout ce qui a été dit ou écrit pendant et au lendemain du dit « printemps arabe » comme éloges et louanges gagnerait incontestablement à être lu,  relu, interrogé, étudié, analysé, puis recentré et recadré dans sa juste valeur historique, culturelle, politique, civilisationnelle !.

 

Est-ce dire qu’encore une fois, le monde arabo-musulman- du moins s’il a jamais existé ou plutôt s’il en reste encore- tombe fatalement dans les gouffres du mensonge, de la duperie, du sacrilège les plus odieux ?

 

Toutefois, dans tous les cas de figure, le dit « printemps arabe » aura permis de dénoncer  ou de dévoiler les manigances diaboliques auxquelles étaient habitués les soi-disant Chefs suprêmes dela Oummaarabo-musulmane du Golfe à l’Océan.

 

Aussi se déguisaient-ils monstrueusement en uniques moudjahidines profondément et inconditionnellement dévoués à la GrandeCausede l’Oumma islamique, en l’occurrence, la libération dela TerreSaintedela Palestineet dela Mosquée Elqodsqui sont occupées et bafouées par le sionisme international et Israel, depuis plus de soixante ans.

 

Ces supposés grands Chefs d’Etats de l’Oumma incarnaient donc, « en plus des pouvoirs dont ils furent investis parla HauteDivinité », confectionnaient les pouvoirs terrestres selon leurs goûts et leurs caprices.

 

Pour ce faire en toute plaisance, ils se faisaient entourer d’une caste de personnes formées, fidélisées, et souvent mises à rudes épreuves.

 

De surcroît, leurs totalitarismes étaient soigneusement et copieusement garnis de bribes de discours conçus, élaborés par d’éminents orateurs rompus à une prodigieuse rhétorique, au service de nationalismes hautement  vertueux.

 

Et comme si un tel arsenal démagogique ne suffisait pas, pour assouvir leur soif,  la mode prisée actuellement par les Chefs d’Etats arabes veut qu’ils donnent la vive et nette impression de s’intéresser, de très près, à tous les aspects de la vie cultuelle et spirituelle de leurs peuples. Lutte contre le terrorisme international, exige. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

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Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 16 octobre, 2012
A 12:08
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NECESSITE IMPERIEUSE DE DEMANTELER LE MARCHE DES SAVOIRS !

              NECESSITE IMPERIEUSE DE DEMANTELER LE MARCHE DES SAVOIRS !

 

    Cela va sans dire, il va falloir revenir sur les saccages de la politique actuelle. J’accuse  des équipes gouvernementales précédentes d’avoir démoli sciemment et méthodiquement le système éducatif national pour orienter des publics scolaires vers des systèmes semi privés ou privés. Le prétexte trompeur en est injustement la baisse  du niveau dans l’enseignement public.

 

Cela n’est qu’un aspect du problème qui est posé à la société. Je pense au secteur  capitaliste de la formation initiale et continue dans certaines grandes villes du Maroc. Le but visé par les libéraux est de constituer un marché de l’éducation.

 

Au niveau mondial, il y a des milliards de dollars annuels qui circulent dans le secteur de la formation initiale. Les organisations du libéralisme mondial du style de l’OCDE  poussent sans relâche à la marchandisation des savoirs. Pour cela, plusieurs conditions de base ont été réunies dans de nombreux pays.

 

Par exemple, citons la suppression préméditée de la carte scolaire. Elle a été une sorte de déverrouillage permettant la constitution d’une masse de clients consommateurs de prestations scolaires. L’autonomie générale des  établissements scolaires est en marche. Elle est voulue pour organiser une concurrence complète des fournisseurs de savoirs.

 

Il est à noter dans ce sens, l’application de cet exemple à l’université. A la fin du processus, il y aura des  marchands de formations en concurrence les uns avec les autres, vendant chacun leurs mixtures de diplômes plus ou moins réputés et une clientèle dégoûtée par ce qui restera de service public.

 

Au Maroc, une telle invasion de la marchandisation des savoirs a commencé à se développer petit à petit, mais sûrement. Ce projet accumule des dangers pour notre pays. Aucun jeune ne pourra plus y étudier autrement qu’à la carte et selon le pouvoir de son compte en banque ou de celui de sa famille.

C’est tout le modèle social et politique de l’idéal marocain véhiculé par l’enseignement public national, qui est sapé à la base.

 

Le programme de la révolution citoyenne,  avant toute chose se doit de renverser de fond en comble cette logique. Je veux dire : annuler séance tenante toutes les mesures prises visant à organiser la marchandisation de l’Education.

 

Mais aussi, que soient abolies toutes les mesures de mise en concurrence des établissements scolaires.

Cette politique de gestion va forcément mécontenter ceux qui en profitent aujourd’hui. Elle percute de puissants intérêts financiers et de grosses rentes de situation.

 

La lutte s’annonce  extrêmement sévère. Inutile par conséquent de rêver que de tels privilèges se laissent abolir sans combat. La méthode politique de la révolution citoyenne s’applique ici à plein. Le gouvernement ne se laissera pas intimider, comme l’ont fait  ses prédécesseurs.

 

Au contraire, il acceptera la confrontation civile et pacifique ; les bases populaires moyennes  nourriront les débats. Ce sera donc aux citoyens lors des prochaines échéances électorales  de trancher. Nous accepterons le verdict des urnes !

 

En définitive, si déjà en Europe, que le Maroc a tendance à imiter, se développe une forte opposition à ce genre de marchandage pour une marchandisation douteuse et malsaine des savoirs, que devraient faire le gouvernement, et la société marocaine toute entière, pour endiguer un tel flux d’actions d’exploitation des familles, sinon de défendre farouchement l’avenir et le devenir de l’enseignement public national ?!

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 13 octobre, 2012
A 11:48
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L’ECHO DU « 1789 » FRANÇAIS

                                                                  L’ECHO DU « 1789 » FRANÇAIS

 

Le propre de l’événement, comme inattendu et improbable, c’est qu’il va faire lui-même son actualité, en inventant ses possibles, et que, par conséquent, toute tentative pour, un temps réel, le ramener au passé, à des schémas d’explications anciens, est débordée par son cours tumultueux.

Mais n’y aurait-il pas tout de même, une autre résonance, après celle de 1989 européen ? Un autre 89, à l’origine des idéaux démocratiques : 1789 français, et les révolutions démocratiques qu’il inspire ensuite.

Nul doute que ces révolutions ont laissé leur impact ineffaçable dans toutes  les histoires et les cultures des peuples de la terre, ne serait-ce que le fait qu’elles font désormais partie intégrante des patrimoines de l’Humanité.

Les pays qui vivaient encore sous le poids écrasant des Etats colonisateurs, en ont fait une culture de référence incomparable, d’autant quela Francereflétait à la fois, l’oppresseur et l’opprimé, avant la révolution de 1789.

Les peuples opprimés avaient du mal à comprendre l’attitude des colons de l’empire français du fait  qu’ils n’avaient pas tiré des enseignements,  pourtant clairs et explicites, à travers les événements qui devaient bousculer le monde entier, au lendemain de la révolution de  1789.

Plus encore, ce fut la même puissance coloniale, qui avait travaillé à la proclamation du Manifeste des Droits de l’Homme en 1793, et qui s’emparait des terres, des océans et des mers des pauvres peuples démunis et impuissants, pour  en faire des territoires nationaux.

Tous ces événements se déroulaient avec les règles de l’art, au nom de la démocratie, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, et de la solidarité entre les hommes de la terre. Le prétexte fut convaincant, cinglant, infaillible : la domination des peuples analphabètes, illettrés, malades, impuissants, devenait, par un tour magique, un acte de bienfaisance, du moment  que les puissances coloniales étaient censées voler au secours des peuples démunis, abandonnés, ou punis et condamnés, par Dieu et par la nature.

Mais les mêmes expropriations des Droits de l’Homme à des fins de manigances, de manipulations, d’instrumentalisations, toujours au nom des principes et des valeurs universels promulgués au lendemain des révolutions occidentales, dans le but de spolier, usurper les droits inaliénables et naturels des peuples faibles.

Par conséquent, l’on ne peut que s’étonner avec une stupéfaction indescriptible lorsqu’on constate que les révolutions démocratiques arabes sont loin , très loin ,  de jouir d’une simple reconnaissance par les Etats de l’Occident.

Ne sont-elles pas de véritables révolutions contre des injustices, contre les inégalités des biens et des chances ? Ne sont-elles pas de véritables révolutions contre la paupérisation systématique imposée aux populations par les dictateurs assoiffés de sang humain ?

Ne sont-elles pas d’authentiques révolutions contre la main mise des puissances étrangères sur le sort, les richesses, les terres des pays soi-disant indépendants, avec  la complicité, le dévouement, et la servilité des dictateurs ?

Et puis, ne sont-elles  pas de véritables révolutions pour la reconquête du pouvoir, par la volonté, la sueur, les larmes, et le sang des peuples ?

Et enfin, les révolutions démocratiques populaires arabes n’ont-elles pas le droit humain naturel de créer l’événement et d’accéder, entre autre, au rang des révolutions européennes de 89, date de l’événement de la chute du mur de Berlin ?/.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 8 octobre, 2012
A 12:20
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LA DEMOCRATIE COMME IDEE NEUVE

LA DEMOCRATIE COMME IDEE NEUVE

Le principal enseignement du « 89 arabe » n’est-il pas la renaissance de la question démocratique ? C’était la raison de la comparaison avec les premières révolutions démocratiques qui imbriquaient la demande de libertés démocratiques et l’exigence de droits sociaux. Le droit d’avoir des droits introduit les conquêtes sociales, la vitalité démocratique conditionne la question sociale.

Après tout, sous la colonne de Juillet de la place de la Bastille qui, à Paris, commémore les Trois Glorieuses
de 1830, gisent les dépouilles d’ouvriers du Faubourg Saint-Antoine qui se sont battus pour la liberté de la…presse !

Jusqu’alors, la question démocratique était reléguée par la plupart des acteurs au profit supposé-mais en réalité tout autant à son détriment-de la question sociale. Tous les pouvoirs autoritaires du monde arabe ont pris ou prennent encore prétexte de ce qu’ils redistribuent au peuple, malgré l’immensité de leurs prévarications, pour relativiser l’exigence de liberté.

Mais leurs soutiens occidentaux ont fait de même, l’exemple le plus explicite ayant été donné par Jacques Chirac expliquant, dans la Tunisie de Ben Ali, que le premier des droits de l’homme, c’est de pouvoir manger. Et aussi d’aller à l’école, d’avoir des hôpitaux, la santé, l’éducation, etc.

Il y avait jusqu’à l’événement démocratique aussi bien par la realpolitik conservatrice des puissances occidentales que par une certaine pensée de gauche issue du tiers-mondisme. Et ceux qui opprimaient leurs peuples comme ceux qui s’arrangeaient de cette domination, par intérêt ou par conviction, ont communié dans cette relégation, voire négation, de l’enjeu démocratique.

Or voici que les peuples eux-mêmes le font surgir au premier plan, en démontrant qu’il est la condition nécessaire de la question sociale, autour de ce principe fondamental qu’est l’égalité des droits. Le droit égal d’avoir des droits permet potentiellement l’évolution des conditions, la sécurité pour l’avenir, la protection sociale, la solidarité collective en lieu et place des privilèges oligarchiques.

Ce n’est «évidemment pas joué, nous n’en sommes qu’au début du processus ; mais n’est-ce pas ce qui fut spontanément mis en scène sur la place Tahrir au Caire ? Une forme d’égalitarisme dans les manifestations, une grande tenue dans les rassemblements, un scrupuleux respect du pluralisme, ce qui fait que non seulement le mot « liberté », mais celui de « fraternité » furent scandés…Sans compter cette attention à la propreté de la place, cette foule qui tenait à une grande dignité et qui veillait à ce qu’il n’y ait pas d’ordures.
N’est-ce pas là l’événement véritable : le surgissement de la question démocratique comme une idée neuve, levier de la question sociale ?

Dans le monde arabe, l’idée de la démocratie est indéniablement une idée neuve. Pas seulement nouvelle, mais neuve. Parce qu’il y a eu le temps colonial au cours duquel, dans une grande partie du monde arabe, l’idée démocratique a été dévalorisée. Au nom de la démocratie s’était opérée la pénétration étrangère et l’installation de régimes coloniaux.

Et puis, sous ces derniers, la démocratie politique était réservée à quelques uns. Et avant les temps coloniaux, la démocratie n’existait pas non plus.

Plus tard, longtemps abîmée, dévalorisée, confisquée, colportée, instrumentalisée, l’idée démocratique est désormais mise en pratique.

Aujourd’hui, la démocratie reste toujours une idée neuve parce qu’elle va de pair avec le lien authentique, nouveau, entre l’individu et la nation. Ce n’est jamais un concept figé…/.
DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 5 octobre, 2012
A 17:32
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LIBERER LES MEDIAS

                                                        LIBERER LES MEDIAS

J’ai posé comme point de départ l’idée que le citoyen doit faire fonctionner son cerveau au service de l’intérêt général. Oui, mais comment ? D’abord en s’éduquant. Certes. Mais l’école ne fait pas tout. Il faut faire soi-même. C’est pourquoi il faut s’informer chaque jour. Le peut-on aujourd’hui ? Il est insupportable de voir comment est traité le devoir d’information : beaucoup de bruit et peu de fond.

Il faut trier.

 

Mais comment peuvent le faire des millions de braves gens qui tirent 90% de leur information du journal télévisé ? Au 20 heures, le téléspectateur subit une rude cure d’angoisse. Les valeurs dominantes du spectacle médiatique, ce sont : le sanglant, la méfiance de l’autre, le dégoût de soi. La forme est au service du fond. Des plans courts ! Pas le temps de raisonner. L’émotion plutôt que le raisonnement.

 

Puis, la pulsion plutôt que l’émotion : la poitrine exhibée et la cogne. Ces produits sont placés en tête de gondole, car ils scotchent l’attention. Tout ça rend impossible la production d’une pensée construite.

Mais comme l’a dit M. le Directeur, le plus important, c’est de préparer le « temps de cerveau disponible pour la pub »…

 

En fait, le système médiatique ne se contente pas de rendre compte de la réalité devant la société. Il propose une sélection de faits reformulés et remâchés, qui modifie l’organisme qui la reçoit. « Mais les journalistes ont une conscience, et une déontologie ! » me lance-t-on. Bien sûr. Mais quoi ! Ce ne sont pas  des êtres sociaux, eux aussi ? La profession a , comme toutes les autres, ses propres conditionnements idéologiques, sociaux et matériels.

 

La pression de la condition sociale s’y exerce durement. A la base s’épuise une immense armée de réserve de jeunes intermittents, de contrats à durée déterminée et de stagiaires. Dans cette situation sociale, qui est en état d’aller voir son chef pour critiquer la façon dont le média traite une information ?

 

Rares sont les journalistes libres de s’émanciper. Il leur faut manger, comme tout le monde ! La normalisation s’incruste dans les têtes. Les plumes ou les caméras sont plus conformes et autocensurées du fait de la peur du lendemain que des coups de téléphone des propriétaires de médias.

 

Enfin il y a les conditions matérielles du travail lui-même. Surtout dans l’audiovisuel. Quand on a cinq sujets à couvrir dans la même journée, comment les traiter correctement ? Que fait alors le journaliste pour minimiser les risques de contresens ? Il suit l’idéologie dominante ! C’est-à-dire ? Les préjugés existants ! C’est la négation même de son métier.

 

Peut-on résister quand on exerce au cœur du système, dans les grands médias ? La preuve : l’affaire de corruption qui est partie de la périphérie du système médiatique et  elle y est restée… un certain temps.

Le danger, c’est quand tout le système tourne ses batteries du même côté, reproduit jusqu’à la nausée, avec les mêmes mots, la même appréciation de la réalité et distribue les rôles avec sa logique puérile !

Que des journaux proches d’un suspect  ne  disent pas de mal de lui, on s’y  attend. En effet, ça semble plausible.

 

Mais s’ils  répètent tous la même chose sur tous les sujets qui fâchent, la manipulation est inodore et on ne la repère pas avant d’avoir été gravement intoxiqué. N’est-ce-pas ?

 

C’est l’existence même d’une pensée libre qui est mise en cause par le biberon médiatique. Et une telle

prévarication, si elle est confirmée, serait fatalement susceptible d’éclabousser l’ensemble du corps journalistique, en question./.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 4 octobre, 2012
A 10:37
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LA PEUR DE LA PAUVRETE

                                               LA PEUR DE LA PAUVRETE

 

   La pauvreté est chez nous un phénomène dont un large secteur des élites nie la réalité de masse. Nous avons tellement honte de nous-mêmes qui avons pris l’habitude de supporter l’insupportable ! On préfère ne pas y penser.

 

Le lien direct entre l’extrême accumulation de fortune et l’extrême pauvreté est occulté. De façon évidente, le système libéral a rationné le grand nombre pour donner aux privilégiés. Alors ceux qui avaient peu n’ont plus rien eu.  Mais surtout, en faisant reculer les droits du travail au nom de la flexibilité, on a désarmé et atomisé la classe des salariés.

 

La maltraitance sociale des femmes diffuse la peur dans tous les foyers. La peur du déclassement joue un rôle terrible dans la diffusion de l’égoïsme social. Ce cercle vicieux s’autoalimente si bien ! La visibilité des pauvres, sauf dans les lieux de séjour des riches, ne chagrine pas le système alors même qu’elle prouve son échec humain.

 

Plus il y a de pauvres visibles, plus on craint de le devenir. Et moins on se bat de peur de perdre ce que l’on a. Moins on se bat, plus la déréglementation avance et plus il y a de nouveaux pauvres. Cet enchaînement, aux allures de machine infernale, explique qu’autant de gens augmentent leurs revenus de façon aussi indécente et que si peu se révoltent.

 

Ce que le rapport des forces social ne permet plus dans le moment, il faut donc le récupérer par l’usage des droits civiques. Autrement dit, la révolution citoyenne sera le bras législatif de la récupération sociale à laquelle il faut procéder.

 

Mais entre temps les riches ne cessent de reprendre leur refrain de prédilection : « il ne faut pas avoir peur de prendre.  Et de prendre beaucoup à ceux d’en haut ». Quelle fête permanente est notre époque pour les puissants ! Ainsi le nombre  des riches s’est envolé en même temps que celui des pauvres.

 

Comme le dit « pudiquement » un journal, « les inégalités se creusent irrémédiablement et irréversiblement par l’extrémité supérieure » ! Qui peut croire qu’une telle goinfrée va s’arrêter de bon gré ?

 

Les gavés se sentent dans leur bon droit. Pour leur reprendre l’assiette, il faut  que s’instaure un rapport de forces,   et de prise de conscience civique de haut niveau.

Et pas moins qu’une révolution franchement citoyenne, pour que certaines grosses bouches à fric soient disciplinées et que toutes les bouches des pauvres n’aient plus faim ni soif.

 

Cependant, au lieu de se contenter des richesses qu’ils possèdent, certains riches multiplient des transactions parfois même frauduleuses, dans le but d’accumuler des fortunes faramineuses. Ils essaient, des fois, malgré tout, de se faire bonne conscience, en invitant un groupe de pauvres à une sadaka de couscous, de viande de brebis, et du thé à la menthe.

 

 Evidemment, ce ne sont pas des offrandes de ce genre qui vont faire en sorte que les pauvres deviennent riches, un jour. La règle impitoyable à  laquelle se réfèrent ces riches ne permet guère de penser ni d’agir dans cette direction !

 

Toujours « pudiquement », ils reprennent leur refrain de prédilection : « ce n’est pas de notre faute si les pauvres demeurent indéfiniment démunis ! ».

« Mais, c’est  bien pour cette raison que je me bats, s’exclame un richissime du village, comme un forcené de peur de devenir comme ces pauv’gars ; je tremble, je frissonne  rien qu’à l’idée de le devenir,  un jour ! »

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

 

 

 

Dans : Developpement Durrable
Par mohamedessahlaoui
Le 1 octobre, 2012
A 10:33
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